Marsatac a fêté ses 20 ans dans les règles de l'art

25 juin 2018 - 646 vues

Depuis maintenant vingt ans, le festival Marsatac fait trembler le sol marseillais en rassemblant des artistes venus des quatre coins du globe. Du hip-hop à l’électro, il y en a pour tous les goûts. Et 20 ans, ça se fête: Nekfeu, IAM, Paul Kalkbrenner, Nina Kraviz et bien d’autres, c’était le 15 et 16 juin 2018 au parc Chanot. Soul-Addict.com s’est rendu sur place, et ça valait le coup.

VENDREDI 15 JUIN

Plus de 30 000 festivaliers ont fait le déplacement cette année pour voir leurs artistes préférés en live et en découvrir de nouveaux. Une météo idéale pour des shows spectaculaires sur la scène extérieure, en commençant par celui de Lomepal et Roméo Elvis le vendredi en fin d’après-midi. Tant attendus par un public fidèle et plus que motivé, les deux rappeurs ont annoncé la couleur pour le reste du festival.

Mais ce qu’on retiendra de ce premier jour est incontestablement le concert d’IAM, accueillis à la maison comme des Dieux vivants. Un parc Chanot rempli de mains levées pendant une heure et demi, avec une mention spéciale pour le morceau « Nés sous la même étoile », récité en choeur par plusieurs centaines de fans sous un ciel dégagé. Les murs des deux autres scènes en intérieur, le Palais Phocéen et le Grand Palais, n’ont cessé de vibrer, à commencer par le show de celui qui se fait appeler « L’enfant du Siècle ». Tout juste la vingtaine et déjà bon nombre de morceaux et de concerts à son actif, Lord Esperanza a encore une fois su prouver son aisance à manier les mots et à varier les flows.

Côté rap français, Biffty & Dj Weedim ont eux aussi mis le feu au Palais Phocéen, suivis de Gangue (La Fine Équipe, Fulgeance, Haring) pour leur tout premier concert. Le collectif marseillais jouera à nouveau le 7 juillet au Dour Festival. C’est Myth Syzer, membre et beatmaker attitré du collectif Bon Gamin, qui terminera cette première soirée en toute beauté.

SAMEDI 16 JUIN

Après une longue journée pour les 350 bénévoles, la foule s’agrandit devant les portes du Parc Chanot. Il est 17 heures et c’est reparti pour une soirée de qualité avec en têtes d’affiche Nekfeu, Paul Kalkbrenner et Nina Kraviz. À 19h30, les festivaliers se réunissent devant la scène extérieure pour accueillir Rejjie Snow, venu tout droit des États-Unis pour rencontrer le public  marseillais.

Quelques mètres plus loin dans l’enceinte du Palais Phocéen, projections de couleurs vives s’imprègnent dans les nuages de fumée, une atmosphère sombre et tamisée pour introduire Wilko & NDY, deux jeunes frères marseillais en tournée dans tout le sud de la France. Des textes de rap mélancoliques avec une touche d’humour sur des sonorités électro/dance, le premier EP « Trou Noir » du duo est sorti en septembre dernier en support digital.

Il est 21 heures précises lorsque le beat du morceau « Humanoïde » résonne au Parc Chanot et provoque un mouvement de foule spectaculaire. Nekfeu arrive d’abord seul sur la scène extérieure pour interpréter plusieurs titres de son dernier album « Cyborg ». Doum’s, membre du collectif L’Entourage fera son apparition au côté du Fennek avant que Mekra, Framal et 2-Zer débarquent à leur tour pour un S-Crew au complet. De Fleury à Florent et maintenant à Marsatac, Moha La Squale est le nouveau phénomène du rap français. Au Palais Phocéen, un public informé attend de pied ferme l’artiste parisien. Il ouvre le bal avec « Bandolero » et c’est le public qui chante le morceau de A à Z. Proche de ses fans et d’un naturel déconcertant, le jeune Moha s’est dévoilé souriant et charismatique à l’image de ses nombreux clips vidéo.

Une fin de soirée électro clôturée par deux heures non-stop de Nina Kraviz jusqu’à 5 heures le lendemain. Et pour les plus courageux, le festival se poursuivait sur la plage du petit Roucas le dimanche de 12h30 à 20 heures.

Par: Marc Chavanne

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