Dav's "Mon style c'est Dav's, mon style c'est moi."

08 mai 2017 - 800 vues

Soul Addict est sous le charme d’un nouveau talent du rap français, Dav’s. C’est à l’occasion de l’Open Mic de l’association Rnb Yourself que nous l’avons entendu pour la première fois au Kaskad Café à Paris. Avec déjà plusieurs années de musique à son actif, le jeune artiste promet de belles choses. Venu tout droit du Kremlin-Bicêtre il impose un style frais aux rythmes contagieux. Plébiscité par le public, le rappeur compte déjà sur le soutien des internautes et signent une succession de pépites en auto production. Découvrez son échange avec Hanazade, notre journaliste.

Hanazade : Quand as-tu commencé le rap ?

Dav’s : J’ai commencé en 2007 avec les amis du quartier. On était en mode clash, on se balançait des vannes. En fait on avait tous une instru dans nos téléphone, c’était la même. Dès qu’on se captait on la mettait et on commençait à rapper. On improvisait et j’avais des facilités. Donc du coup j’ai commencé à écrire mes premiers textes et c’est parti comme ça..

H : Quand a eu lieu ta première scène ?

D : C’était au Festi Bruyères, à côté du Kremlin, dans le parc des Hautes Bruyères à Villejuif. Je venais d’avoir mes 21 ans, le 24 mai. Les morceaux que j’ai fait été un peu à l’ancienne, mais c’était cool. Il y avait du soleil, il y a avait du monde. Des amis proches étaient venus me voir. J’avais fait un remix d’un morceau de Drake, je ne sais pas si tu te souviens, il y avait Rick Ross et Chrisette Michelle, à la fin il y a une instru que Drake passe longuement, et bien c’est cette instru là que j’ai « kické ». J’ai fait un autre morceau qui s’appelais « Baby Beat », très ensoleillé, et puis d’autres freestyles..

H : Pourquoi Dav’s ?

D : Ca se prononce à l’anglaise, Dav’s. En fait ça vient de mon prénom David. Quand j’étais au collège, en 5e, il y a un de mes gars qui jouait au rugby qui m’appelait Dav’s. et au final j’ai gardé ça.

H : On a eu d’excellents retours sur les morceaux que tu as interprété au dernier Open Mic, il y avait « Payback » et un autre qui nous ai inconnu, interprété avec Nandita.

D : Ce track là s’appelle « Monbazillac ». C’est un vin blanc qui est doré et sucré. Tous les morceaux que j’ai fait sont des compos. Pour « Payback » j’ai fait l’instru, j’ai écrit et j’ai kické le morceau. J’ai un gars à moi qui est beatmaker et producteur, Pee Magnum. C’est lui qui a fait l’instru sur lequel j’ai chanté avec ma petite sœur Nandita. Mon dernier morceau s'intitule « Je suis à côté » d'Angel Ahz qui figurera sur le projet « Paris Inside My Soul ».




H : Qu’est-ce que tu avais fait avant ?

D : Avant j’ai déjà sorti des mixtapes, un en 2013 et deux en 2014. J’ai toujours fait les choses par moi-même et aujourd’hui j’aspire à avoir une vraie équipe. Pour les clips j’ai pu travailler avec GM artistes. Mais maintenant ils ne sont plus sur Paris et je n’ai pas retourné de vidéo. Mais il y a plein de trucs qui attendent, plein de morceaux ne sont pas sortis. J’ai des freestyles et on va faire en sorte que ça « Payback ».

H : Quels artistes t’ont inspiré ?

D : J’aime bien Drake. Il est beaucoup dans une vibe smooth, il est en mode love. Et moi j’aime bien ce délire là parce que j’écoute beaucoup de rnb. Depuis que je suis au lycée j’ai toujours écouté du rnb. R. Kelly, P. Diddy, ou même les Boyz II Men. Y avait même Jagged Edge, Fabulous et Bow Wow. C’était une époque où ça rappait mais avec du love. On parlait de gangsta love. Et ça c’est un truc que je kiffe. Maintenant c’est plus dancefloor.

H : Tu tiens à garder ce style ?

D : Je ne peux pas vraiment répondre à cette question. Mon style c’est Dav’s, mon style c’est moi. Je dirais juste qu’il faut écouter et voir le truc. En écoutant « Payback » on est moins dans le love. Et des morceaux je ne sais pas, je vais penser à une demoiselle et écrire un son plus doux. Ca dépend de l’instrumental et de la vibe qu’il dégage. Il n’y a pas de limite. Je peux faire danser ou toucher vraiment le cœur du public, faire naître des émotions.

H : Et mis à part Drake. D’autres artistes t’inspirent ?

D : Franchement, niveau musical je ne suis pas trop à jour. Je suis souvent dans ma bulle. Quand le dernier Drake est sorti je ne l’ai pas écouté, pareil pour Rick Ross. J’étais dans la voiture de mon frère, il l’avait je l’ai écouté direct. J’ai plein de trucs à écouter et je n’ai pas forcément le temps de le faire. Le dernier Chris Brown j’aime bien. Il a fait une belle série de vidéos, vraiment lourds.

H : Tu rêve aussi de grosses productions à la Chris Brown?

D : Carrément. Ce serait un accomplissement. Mais je viens de tourner « Deux minutes », ce sera dans le projet «Route Stratégique » et celui là c’est un gros clip. Mais avant de le sortir il faut que je fasse celui de « Payback » parce qu’il y a un engouement qui est en train de se créer autour. Je voudrais que ça se propage. Maintenant il faut placer la barre plus haut pour que plus de gens puissent le voir et sentir l’énergie qu’il y a.

H : En 2017, tu sortiras un EP ?

D : Oui je pars sur un EP. Je me tâte un peu sur le nombre de titres. Ce sera « Route Stratégique ». Je pense à cinq, six titres. « Payback » c’est sûre ce sera dedans. « Deux minutes », « Monbazillac » avec Nandita je pense. Mais j’ai encore pas mal de tracks qui attendent.

H : Tu suis la scène française ?

D : Oui, on ce moment j’entends beaucoup parler de Take A Mic. C’est un bon. J’aime bien ce qu’il fait. J’aime bien l’interview qu’il a fait sur OKLM. J’aime bien Usky aussi. Il ramène une nouvelle fraîcheur, visuellement et tout. Et puis Tito Prince bien sûre. Je suis obligé de parler de lui, il est très très fort. J’ai beaucoup tourné avec Toti Nation II.

H : On espère très vite écouter ton EP.

D : Merci beaucoup.

Propos recueillis par Hanazade

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