Ma2x, "Maintenant je me sers du PC. C'est plus rapide, une idée vient puis tu enregistres."

24 octobre 2014 à 13h45 - 7388 vues

Soul-Addict est parti à la rencontre de Ma2x, l'une des révélations rnb de l'année. C'est le public lui même qui l'a découvert en propulsant ses vidéos parmi les plus vus de Youtube. Artiste jeune et connecté il fait parti de la génération 2.0 et sait exprimer ses émotions avec naturel et simplicité. Autant dire qu'il nous réserve plein de surprise et bouillonne de nouvelles idées.

Hanazade: Bonjour Ma2x! Donc on se rencontre à l'occasion de la sortie de ton premier album. On espère qu'il y en aura plein d'autres.

Ma2x: Oui. Je travaille déjà sur un deuxième opus j'ai des idées de featuring, trois ou quatre. Je pense aussi à des thèmes ou des sons.

H: Donc tu es auteur, est-ce que tu composes la musique?

M: Je suis auteur interprète. Je ne fais pas la musique pour le moment. J'aimerai bien commencer mais c'est un peu plus long. Je n'ai pas forcément le matériel qu'il faut chez moi. Mais j'aimerai bien.

H: Tes textes sont très prenant, intimes. Ca se voit que ça vient de toi. C'est très personnel comme démarche, tu écris ça fait longtemps?

M: Depuis 3 ans. Avant je n'avais jamais écris. J'ai fini par me lancer dedans. Quand j'ai commencé j'avais besoin de m'exprimer. Au final ça était naturel j'ai pris mon stylo et j'ai écris, ce que je n'arrivais pas à dire aux autres je l'écrivais.  Je n'avais jamais exprimé mes sentiments avant. Maintenant je me sers du PC. C'est plus rapide, une idée vient puis  tu enregistres. Lorsque j'ai les idées qui s'enchainent une première arrive, puis une deuxième. Si je n'écris pas la première je risques de la perdre. Avec le PC ça va plus vite. Parce que tu sais quand tu perds une idée t'as le seum. Donc il faut aller vite.

H: Tu fais partie de la génération 2.O en fait. Tu es équipé, tu as les mêmes appareils que les jeunes qu'on voit aujourd'hui. Tablette, smartphone... On peut dire que tu est un artiste connecté, actif. Tu n'aimes pas stagner. Tu n'es pas le genre de personne à attendre que ça se passe.

M: Oui voilà. Je fais du sport aussi assez régulièrement. Pendant une semaine je n'ai pas pu parce que j'étais fatigué, j'avais une tournée à faire. J'allais de ville en ville, j'avais plein d'interview et de plateau Tv. Du coup je n'ai rien pu faire. J'avais le seum. (sourire) Mais je fais du sport et  je suis assez régulier. En fait je suis devenu accro depuis que j'ai commencé la salle de sport. On m'avait prévenu, on me disait "Tu ne vas pas pouvoir t'en passer", je n'y croyais pas mais en fait oui.

H: Qu'est-ce que ça t'as fait quand tu as vu que tes morceaux ont eu du succès, tous ses like sur Youtube?

M: Je ne m'y attendais pas. Et quand j'ai vu tout ça je n'ai pas réalisé. A la base j'étais sur mes jeux vidéos, dehors avec mes potes. Quand on m'a appris que j'avais plusieurs millions de vus je n'ai pas réagi. C'était cool mais je ne voyais pas l'impact. Je ne voyais pas d'avenir, rien. C'était pour moi que je l'avais fait. Donc après si les gens aimaient  c'était juste cool.

H: Donc si ça n'avait pas marché tu n'aurais pas insisté, tu n'aurais pas fait les émissions comme The Voice ou Rising Star?

M: Non je ne pense pas. Mais ma mère m'avait inscrit. J'ai fais trois concours de chant avant, j'étais arrivé deuxième, troisième.

H: Justement je voudrais parler de ta façon de chanter, je la trouve spécial quand même. Ta voix est très douce et parfois on entend des sessions de rap, plus dur comme dans "Reste avec moi". Je trouve que t'as un petit côté rappeur.

M: Oui. Déjà j'adore le rap. Donc tu peux aussi retrouver certaines de mes vidéos de rap. C'est des "One shot" sur Youtube. En fait j'ai deux instincts que j'essaie de montrer aux gens.  Après ça prend du temps.  Il faut créer la musique, puis la transformer. C'est cool que les gens aiment ce que je fais parce qu'à la base je le fais pour moi.



H: Donc c'est ta passion et tu as eu le courage de te lancer à 15 ans, tu as quitté l'école. Comment ça s'est passé, tes parents t'ont-il soutenu?

M: Oui j'ai quitté l'école. Au début mes parents avaient peur. Ils ne voyaient pas d'avenir. Mais je me rappelle que quand j'ai quitté les cours j'avais pour objectif de réussir dans la musique. J'ai mis toutes mes forces dedans, j'écrivais tous les soirs. J'ai commencé à mettre mes musiques sur internet. Ca a commencé à marcher, mes parents m'ont  naturellement soutenu. J'ai sorti un premier clip "Rappel toi" qui a fait des millions de vus. Ca m'a permis de me faire repérer par universal, signer un contrat et faire mon premier album qui est sorti le 6 octobre.

H: Tu as un jeune âge quand même, dix huit ans, et on sent une maturité dans les textes et les histoires d'amour. Est-ce que c'est la réalité ou tout n'est que fiction?

M: Non c'est du vécu. Tout ce que j'écris c'est du vécu. En plus c'est comme ça que ça vient le plus facilement. Quand c'est fictif j'ai du mal à écrire.  Dans ma musique j'essaie de rester dans la réalité, de la représenter. Par exemple dans "Game over" tous les jeunes comme moi s'y retrouve. Moi je ne cherche pas à faire du buzz. Je suis plus dans le délire je fais ma musique, tu aimes ou tu n'aimes pas. Je vis ma vie, je suis tranquille de mon côté comme tout le monde. Je n'ai pas une vie de star.

H: Que préfères-tu dans ce métier de chanteur? Parce qu'il y a plusieurs étapes.  Au départ on est un peu dans une bulle, on crée. Puis on est obligé de s'ouvrir, de présenter au public.

M: Etre seul dans une bulle à la base j'en ai besoin. J'ai besoin de créer seul, de ne pas sortir parfois même. J'écris, puis je vais en studio. Après il y a la phase interview. Ca m'a permis de parler de moi, ce que je n'arrivais pas à faire avant parce qu'à la base je suis timide. Je n'arrivais pas à m'exprimer correctement sur ma vie et tout ça. Du coup ça m'a aidé à m'épanouir un peu plus.

H: Donc t'arrive à apprécier chaque étape, que ça soit l'isolement ou l'ouverture au public.

M: Je me dis que tout ce qui m'arrive c'est le destin. A des moments ça était dur. J'ai eu des périodes où ça n'était pas évident par rapport à la musique ou à mon succès. Quand j'ai commencé à réussir je me rappelle qu'il y avait pas mal de rageux qui critiquaient. Je sortais je me faisais arrêter, insulter. C'était dur pour moi. Il y avait plein de gens contre moi. Je sortais ça m'arrivais de me battre avec des gens. Parce que je voulais y arriver, je voulais réussir et c'est ça qui énervait les gens. Maintenant ils voient où j'en suis et ils ferment leur bouche. Au début c'était chaud mais on s'y fait. 



H: Donc tu peux te battre mais pourtant on retrouve énormément de chanson d'amour dans ton album. Est-ce qu'on peut dire que tu es romantique ou c'est malgré toi?

M: Je sais qu'avec les filles j'ai une autre sensibilité. J'ai un comportement différent de  la vie de tous les jours. Je suis beaucoup plus doux, plus calme. Je suis attentif. Moi j'adore les filles (sourire). Je m'entends bien avec elles, parfois mieux qu'avec certains potes. Je me sens bien avec . Je ne sais pas pourquoi mais j'aime avoir des amies filles, parler avec. C'est différent.

H: Tant mieux pour elles. Tu m'as parlé de featuring, quelles collaborations t'intéresseraient que ça soit en France ou à l'international?

M: A l'international j'aimerai bien Jason Derulo. En France il y a des artistes avec qui ça va se faire  mais je ne dirais rien pour que ça reste une surprise. Le premier album je n'en ai pas fait, sauf un avec Patou dans "Sex Friend". Je voulais vraiment me révéler.  C'est vraiment ce que j'aime. Mais après je peux m'ouvrir à plusieurs styles. J'ai déjà failli faire un son reggae parce qu'il y avait un délire à faire dessus. Ou un son vraiment trappe. Moi je sais qu'à la base je touche un peu à tout. J'aime tous les styles de musique.

H: J'ai remarqué un thème de l'évasion, est-ce que t'as besoin d'être loin de ton quotidien?

M: Oui, surtout quand j'écrivais après avoir quitté l'école. J'ai eu une période où je n'allais pas très bien. J'ai eu besoin de m'évader. Donc j'ai mis le titre dans mon album car ça me correspond, c'est ma vie. "Prendre l'air" je l'ai écris il n'y a pas longtemps. Ca parle aussi de l'évasion, mais parce que j'étais trop collé à une fille.

H: Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour la suite?

M: Un deuxième album, un troisième... Plein d'évènements. Normalement une tournée.

H: Donc on reste connecté et on a hâte d'avoir les dates.

Par : Hanazade

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