Kamelanc', confidences d'un "dérangeur"

23 septembre 2015 à 07h45 - 6428 vues
En cette rentrée de septembre de grandes choses nous attendent, dont le nouvel album de Kamelanc' intitulé "Le Coeur ne ment pas"! La sortie est prévue ce vendredi! Derrière le micro depuis les années 90, le rappeur sortira son premier album "Le Charme en Personne" en 2007 et connaîtra un succès bien mérité. S'en suit "Le Frisson de la vérité", et de nombreux duos avec des artistes tel que Kenza Farah, IAM,  Kery James, Zaho ou K-Reen. "Coupé du Monde" un certain temps, loin du business et des clashs, Kamelanc' décide aujourd'hui de revenir en toute sincérité, avec son histoire. C'est avec un grand plaisir que Soul Addict a pu partir à sa rencontre et lui poser quelques questions. Autant vous dire que de belles surprises vous attendent.
 
Hanazade: Salut Kamelanc', connu aussi comme Kamelancien, tes fans te donnent plusieurs noms. Tu es très populaire, chacun y va de son expression. 
 
Kamelancien: C'est bien. Il y'en a même qui dise l'Ancien. 
 
H: Pourquoi l'Ancien? Tu veux te démarquer de la nouvelle génération?
 
K: Même pas. On m'appelle l'Ancien depuis longtemps. J'étais tout jeune. En fait des fois t'as des surnoms et c'est malgré toi. Et moi c'est un surnom malgré moi, vraiment. On m'appelait comme ça et je n'aimais pas, j'avais dix sept ans à l'époque. Malgré moi ça m'a suivi, donc j'ai dit je vais le garder. Et quelque part maintenant j'aime bien, je me le suis approprié. Ca peut sonner vieux mais en entendant ma musique on voit que pas du tout.
 
H: On attend avec impatience la venue de ton nouvel album "Le Coeur ne ment pas". Rien qu'avec le titre on peut sentir beaucoup de sincérité.
 
K: C'est ça, voilà. C'est un album sincère. Il y a beaucoup de thèmes que j'ai abordé, pas à contre coeur, mais parce que je me suis senti obligé de les faire. J'ai parlé de certaines choses de ma vie et ça n'a pas été facile. C'est pour ça que je l'ai appelé "Le Coeur ne ment pas". J'ai vraiment essayé de dire toute la vérité, ce qu'il y avait dans mon coeur. Et ça représentait aussi ce que pouvais penser les gens. Au moins un petit peu.
 
 
H: La plupart du temps lorsqu'on t'entend on ne peut pas s'empêcher de parler de rap conscient. Avec toi, on sent vraiment que tu penses tout ce que tu dis. Tu analyses la société, et tu rappes avec ta conscience. C'est important pour toi?
 
K: Moi mon mot d'ordre c'est vraiment d'écrire des textes, pas qui vont faire réfléchir mais qui vont interpeller la personne. En ce moment je trouve que le rap français tourne un peu en rond, c'est beaucoup dans le divertissement, l'amusement. Des fois tu écoutes des textes... Je ne vais pas citer de noms pour ne pas faire d'histoire, mais ce qui passe à la radio c'est vraiment que des tubes avec trois, quatre phrases qui reviennent sans cesse. Moi je suis interpellé parce que beaucoup de jeunes écoutent ce rap là et s'identifient. C'est à dire qu'ils vont retranscrire certaines choses qu'ils entendent dans le rap dans leur vraie vie. C'est là qu'il va y avoir un gros problème. Et moi j'interviens à ce moment là. Je viens avec des textes qui n'ont rien avoir avec ça et vont peut-être faire réfléchir, amener du renouveau dans le rap... Même si ce que je fais ce n'est nouveau. Parce que moi j'ai connu le rap depuis 1995/1996, et à l'époque c'est ce que faisait beaucoup les gens, des textes conscients. Le rap était une aide, surtout pour les gens de banlieues. Ca permettait de se revendiquer. Si tu parles aux gens maintenant la plupart diront "Je ne peux pas parler avec ça, ça ne me reflète pas.".
 
H: Avec toi on sent que le rappeur a vraiment un rôle social qu'on ne retrouve pas chez tout le monde. 
 
K: C'est normal. Je suis beaucoup accès à la jeunesse. Dans ma vie de tous les jours je suis beaucoup en association et je vois ce qu'il y a. Il y a beaucoup de rappeurs qui font du rap mais ne sont pas dans le terrain. Ils ne sont pas forcément dans les quartiers. Moi je vois que le rap a vraiment un impact incroyable sur les jeunes. C'est vraiment frappant. Que ce soit les filles, les garçons, les jeunes des zones pavillonnaires ou ceux des quartiers. Il y a des jeunes qui vont se prendre pour des caïds, alors qu'ils vivent dans des pavillons, tout ça parce qu'ils écoutent du rap. C'est la musique qui les a détourné... Et à ce moment là tu te dis "Ouais j'ai quand même un rôle".
 
H: Et aussi il faut dire qu'à la différence des rappeurs américains on comprend tout ce que vous dites. Ca peut créer une responsabilité.
 
K: Moi j'estime qu'à partir du moment où tu as une certaine base fan qui t'écoute tu as une responsabilité. Ces gens là t'écoutent au quotidien, que ce soit chez eux ou dans les transports. Quand ils font du sport ils t'écoutent. Avant on avait pas trop les moyens d'écouter de la musique. Maintenant tu peux écouter de la musique partout à n'importe quel moment. Donc moi j'estime que j'ai une responsabilité parce que beaucoup de gens ont accès à ma musique. J'ai eu beaucoup d'expériences dans ma vie et j'essaie d'en faire part aux gens. Certains peuvent avoir la même expérience et  se reconnaître. 
 
H: Moi j'admire ton phrasé et ton utilisation de la langue française. Tu maintiens un certain niveau de la langue alors que d'autres non. Tu t'adresses toujours avec sérieux, à des adultes. Même si ton public peut-être jeune. 
 
K: Justement, je ne me dis pas que parce que mon public est jeune je dois m'adapter. Je ne dis pas que j'ai un super bon français mais j'essaie quand même d'être correct. Je vais parler avec un minimum de politesse, sans trop de phrases de la rue. Mais après c'est du aussi au fait que je suis beaucoup ouvert d'esprit au niveau musical. J'écoute beaucoup de variété française. Mais j'écoute aussi de la pop anglaise, de la funk. Je suis très ouvert au niveau musical. Je peux écouter de tout, de la house quand je suis au sport et me baser sur ça. Quand je veux un instru j'y vais.  Je suis très éclectique.
 
H: Dans ton album on va retrouver cet éclectisme?
 
K: Grave (sourire). C'est pour ça que j'ai gardé le même compositeur tout l'album, j'arrivais à le diriger très facilement. Je lui disais que je veux un son comme ça ou comme ça, il y allait. Et au final c'est très mélodieux. Il y a beaucoup de sons originaux. 
 
H: Oui, en exemple moi j'ai beaucoup aimé le morceau "Précieux". Dès que j'ai entendu j'ai reconnu Gollum du Seigneur des Anneaux (la trilogie). Et je me suis dit, il nous a fait un truc de fou! Il a mis Gollum dans sa musique... Je ne m'y attendais pas. 
 
K: Oui je suis un fan du Seigneur des Anneaux et de tous ces films là. Je vais au cinéma tout seul les voir quand ils sortent. Et Gollum c'est un personnage qui m'a toujours interpellé, du fait de sa double personnalité. Et je me suis dit un jour il faut que je fasse un son qui s'appelle "Précieux" et que je prenne sa voix à tel moment quand il dit ça, ou ça. Et c'est ce que j'ai fait. 
H: En tout cas ça rend très bien, j'adore le clip.
 
K: Oui le clip est très imagé, il y a beaucoup d'enfants, ça se passe dans le quartier. Parce que justement j'ai voulu montrer aux gens que les petits nous suivent de près. J'ai pas voulu un clip ghetto. J'ai fait un clip où il y a de la joie, où c'est coloré, où on rigole, et j'ai beaucoup aimé ce clip. J'en suis fier.
 
H: Tu peux, on a adoré, c'est plein de joie et de bonne humeur. Donc même si t'es un homme d'engagement avec toi on peut se décontracter.
 
K: Absolument. 
 
H: Dans "Que du vieux" c'est plus grave, tu balances tous les sujets, toutes les vérités... Tu parles par exemple des illuminatis, toutes les conversations souterraines qui tournent en boucle sur les réseaux et qu'on retrouve moins dans l'actualité. On dirait que tu te lâches pour nous tous et tu dis les choses.
 
K: Comme tu dis "Que du vieux" c'est des vérités. En fait je vais sur Facebook, je regarde les conversations... Je suis  une grosse commère (sourire). Je ne me montre pas mais je consulte les conversations des gens dans des statuts. Les gens parlent de beaucoup de choses et moi j'essaie de dire tout haut ce que les gens pensent tout bas. Même sur Twitter je peux voir des choses que les gens balancent, dont personne ne parle et moi j'y vais. J'ai rien à perdre à mon niveau. Ca fait longtemps que je n'ai rien sorti, je reviens de loin donc je vais dire des vérités, pas des pubs médiatiques. Moi j'aime bien ce rôle là. 
 
H: Tu prends vraiment le rôle de porte parole...
 
K: Je n'invente rien. Je prends ce que les gens disent et je le rappe. Y a rien d'inventé. Quand je parle d'islamophobie c'est quelque chose qu'on constate quand on allume BFM Tv ou d'autres chaines. Je me suis juste basé sur ça.
 
H: En France ça a été un vrai problème. Beaucoup de politiques de ne se sont pas mis d'accord. Ne serait-ce qu'au niveau du gouvernement tout le monde ne voulait pas utiliser le mot. En tout cas pour toi le terme a largement eu sa place. 
 
K: Moi je suis un miroir pour les gens, je ne fais que refléter ce que les gens sont. Je le répète sur mes titres c'est tout.
 
H: Tu n'as pas peur qu'on se serve de ça pour te stigmatiser comme le rappeur énervé toujours à critiquer? Parce qu'au final tu as l'air très décontracté. 
 
K: En fait je ne vais pas dire que c'est de la peur... Mais je me prépare déjà à avoir cette étiquette. Il n'y a pas de la peur mais un sorte d'inquiétude. Et des fois je me dis fais attention. Je sais qu'il y a un texte que j'ai écris et que je n'ai pas osé mettre sur l'album. En fait c'est un morceau où je m'adressais à François Hollande. Et je lui disais certaines choses. Mais j'ai peut-être été trop direct, j'ai parlé de certains conflits qu'il y a... Notamment avec le Mali et d'autres pays d'Afrique. J'ai relevé ça et je me suis dit non... Ca ça peut être un morceau qui heurte. Je l'ai enlevé de l'album. Donc tu vois des fois je fais quand même attention (sourire). J'enlève certaines choses tout en essayant de garder ce rôle là... Dérangeur on va dire. Si je peux appeler ça comme ça.
 
 
H: Tu aimes bien mettre un pavé dans la marre mais tu ne noies personne...
 
K: Voilà j'aime bien titiller. Je suis comme ça depuis tout petit. Quand j'étais à l'école, au lycée ou quoi, j'aimais bien dire les vérités. Aux profs ou même au gens... Toute vérité n'est pas bonne à entendre mais plus tard ça peut te servir. Et je pense qu'il y a des titres où on peut me cataloguer mais avec le temps tu te dis... Le gars était en avance quand même. Ils dit certaines choses qui se sont passés. Tout est une question de "timing".
 
H: Et dans ta carrière qu'est-ce que tu penses du timing? Tu es satisfait de comment ça s'est déroulé, tu n'as pas de regret?
 
K: Le seul regret que j'ai c'est quand j'ai décidé d'arrêter en 2008/2009. Parce que j'ai eu un ras le bol psychologique on va dire, de tout ce qui est musique et show business. En fait le seul regret que j'ai c'est d'avoir arrêté à ce moment là. Parce que j'ai arrêté vraiment au moment où j'étais au pic. J'étais vraiment au top de ma carrière. Et à ce moment là j'ai décidé d'arrêter parce que mon cerveau n'arrivait plus à suivre. Mes membres, tout voulait, mes mon cerveau ne voulait plus. Et donc j'ai arrêté à ce moment là et j'ai quand même un peu de regrets. Mais après avec du recul je me dis ça a peut être servi à faire cet album. La façon que je travaille aujourd'hui c'est plus là même. C'est pour ça qu'aujourd'hui tu me sens décontracté. J'ai plus la même manière de travailler. Tout ce qui est show business, amitiés qui ne durent pas, tout ça je passe au dessus. Je ne suis plus du tout quelqu'un de mondain, qui va être là dans les soirées où y a tous les mecs du hip hop. Maison de disque, tout ça c'est terminé. 
 
H: Quand on est artiste le sentiment qui peut venir c'est toujours d'avoir peur de manquer quelque chose. On court après les évènements. Et puis avec la maturité on les crée. 
 
K: Exactement. Là je suis en indépendant, je suis avec mon label, mes gars. Franchement c'est que du bonheur. J'ai plus à chercher ailleurs... D'autres artistes. Sur cet album je n'ai pas fait de feat. A part quelques gens de mon quartier. 
 
H: On sent beaucoup de solidarité avec ton quartier, tu es vraiment connecté avec. Comme dans le clip "Précieux".
 
K: J'habite dans le Kremlin-Bicêtre, dans le même quartier où j'ai grandi. J'ai pris un appartement en face. Je suis toujours dans la même commune. Et oui je suis très militant dans ma ville. Le maire de la ville est un ami à moi. C'est quelqu'un que je soutiens dans sa politique. Je suis très encré dans les associations et ce n'est pas que dans le Kremlin. Je soutiens beaucoup de "manifestations". Je fais parti du collectif  "Assez le feu" à Clichy sous bois, pour les jeunes défavorisés. Je suis perpétuellement en contact avec la jeunesse, indépendement de la musique. Ca n'a rien à voir. Je suis très actif au niveau de la jeunesse parce que ça me tient à coeur. J'y vais en mode décontracté, relax, Kamel un gars du quartier. Je trouve que beaucoup de rappeurs aujourd'hui ne connaissent pas ça. Rester avec dans des associations, des maisons de jeunesse... On y trouve des jeunes qui n'ont rien et sont complètement coupé de la vie sociale. Moi je suis un ancien rappeur donc les anciens comme moi sont pareils. Tu prend des mecs comme Sefyu ils sont proches de la jeunesse. Parce que nous on a grandi comme ça.
 
H: On sent que t'as vraiment besoin de souvenirs, d'un vécu associatif. T'as besoin de parler avec les gens. Parce que, surtout aux Etats-Unis, on entend les chiffres des artistes qui donnent mais on ne voit pas beaucoup d'actes.
 
K: Oui les artistes n'ont parfois pas le temps et surtout le cran d'aller voir les gens. Le rappeur français est très parano. Surtout le rappeur de maintenant est très parano. Il va dire, je vais aller dans tel quartier qu'est-ce qui va m'arriver... Moi non je fonce, j'y vais. Et il arrive rien du tout parce qu'on est avec des semblables, des gens qui nous ressemblent. On a le même vécu sauf la même génération, c'est tout. Moi j'ai besoin de ça parce que c'est ma source d'inspiration première. C'est ça, la rencontre humaine. Si je n'ai plus ça je n'ai plus d'inspiration. Un moment donné en 2010/2011 je n'avais plus d'inspiration parce que j'étais coupé du monde. J'avais sorti l'album "Coupé du monde" parce que j'étais vraiment coupé de toute vie sociale, de tout pays. J'étais vraiment encré dans moi même, j'étais très stupide à cet époque. Je ne veux plus le revivre. L'échange, le partage, c'est comme ça que je remplis ma feuille, c'est comme ça que je fais des morceaux.
 
H: Quel titre te tient le plus à coeur?
 
K: Le morceau qui me tient à coeur c'est "Impossible". C'est l'intro et j'explique tout ce qu'on a dit tout à l'heure. C'est impossible que je me travestisse, impossible que je change ma façon de pensée, impossible de rapper autrement.
 
H: J'ai l'impression que c'est dans cet album qu'on va le plus découvrir ton identité.
 
K: Je pense. Il y a un morceau qui s'appelle "Du bled à la France" où je raconte mon père comment il est arrivé en France, toutes les péripéties qui lui sont arrivés, moi et ma vie dans le quartier. C'est un morceau qui dure à peu près 7 minutes,  sans refrain, et celui là aussi c'est l'un des meilleurs morceau de l'album. Après je les aime tous... Parce que c'est mon album tu vois. Chaque morceau à quelque chose qui me touche spécialement ou qui va me rappeler une période. 
 
H: Mais on peut rassurer le public ça ne va pas reprendre tout ce que t'as pu faire avant.
 
K: Non c'est du renouveau. C'est un album que je voulais appeler "Le choc des générations". C'est un bon titre mais malheureusement beaucoup de jeunes n'auraient pas compris. J'aurais touché qu'une catégorie de personnes, celle de mon âge, de ma génération . Donc je l'ai appelé le "Coeur ne ment pas" qui est aussi un titre qui me convient. Musicalement c'est du 2015, y en aura pour tout le monde, pas que pour ma génération.
 
C'est un album pour me connaître réellement. Je parle beaucoup de moi, vraiment dans les détails. Quel jour je suis né, dans quel endroit, comment ça se fait que mon père n'est pas retourné au bled... Plein de choses, des détails que beaucoup de gens vont reconnaître, tous ceux qui viennent d'Afrique. On a tous le même vécu, on est tous arrivé la même période, nos parents ont le même âge... Donc je dirais que c'est l'album pour me connaître plus profondément. 
 
H: Niveau style, ta barbe ça représente quoi? Un coup tu l'as, un coup tu l'as pas...
 
K: En fait ce qui se passe avec ma barbe c'est que je la laisse quand je suis plus dans un état de sagesse, plus replié sur moi-même. Je suis quelqu'un qui médite beaucoup, et quand tu médite tu n'as pas envie de t'occuper de certaines choses, tu te concentres. En plus tu ressembles à certains hommes qui t'ont inspiré. Que ce soit l'Islam, le Judaïsme ou le Christianisme, on sait que les hommes étaient barbus et ils aimaient bien se recueillir. Moi j'aime ce côté là. Tu sais je suis beaucoup dans les séries, dans les films... J'aime les histoires de vikings, des personnages francs, encrés dans leur histoire. Là j'ai décidé de garder ma barbe pas trop longue, pas trop impressionnante... Parce que je trouve que ça correspond vraiment à ma personne maintenant. Quand j'écoute mon album je me vois comme ça avec ma barbe. J'aime me voir avec dans le clip "Précieux" avec les enfants, ça donne ce côté protecteur, sage. C'est très visuel, inspiré de personnages qui m'ont marqué.
 
H: On ajoute le papa Noël aussi, non? (rire) Non je t'embête.
 
K: (Il pouffe) Non plutôt Marvin Gaye, Barry White, des personnages comme ça. Je trouve que ça fait plus homme. Je préfère. La femme nous identifie comme ça aussi, c'est viril, rassurant. C'est tout simplement ça en fait.
 
H: Quand est-ce qu'on pourra te voir sur scène?
 
K: Très prochainement, à partir d'octobre j'espère faire une grande tournée en France. Je veux faire écouter l'album, le défendre, c'est très important. Pour ça il faut juste sortir l'album et voir la suite. 
 
H: On est derrière toi en tout cas!
 
K: Merci.
 
 
Par : Hanazade

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article