Dj Skorp, dans la tête du hitmaker

24 juillet 2015 à 20h31 - 7582 vues

Soul Addict a eu le plaisir de croiser Dj Skorp entre deux sessions studios. Dj et beatmaker de talent il a su apporter son empreinte au hip-hop français. Après son ascension fulgurante avec les rappeurs Sultan et La Fouine et des mixtapes toujours plus réussies, il signe son premier album "Red Devils". Attendez vous à du lourd avec une flopée d'artistes français reconnues, H Magnum, Sultan, Fababy ou même Disiz. Voici pour votre plus grand plaisir les secrets de fabrication de "Red Devils", une vraie masterpiece.

Hanazade: Bonjour Dj Skorp, je suis très heureuse de te rencontrer. Tu viens de sortir ton album "Red Devils". On a l'impression d'être en état d'alerte avec ce rouge flashy. Pourquoi ce nom, cette couleur?

Dj Skorp: C'est une couleur que j'aime bien. J'aime le rouge tout simplement. C'est aussi comme ça qu'on appelle les joueurs de foot de Manchester United qui est une équipe de foot anglaise. Je suis fan en fait, depuis tout petit. Et c'est par rapport à ça que j'ai appelé mon album "Red Devils", à cette équipe de foot, à Eric Cantona qui était un joueur de l'équipe à l'époque. Je le trouvais très charismatique que ce soit dans les pubs ou autre rôles. Même dans les coups de gueule qu'il poussait j'ai toujours adoré ce joueur. J'ai toujours été fan. Je voulais être footballeur tu sais. C'est très dur de trouver un titre d'album. Quand je suis parti sur ça j'y suis resté.

H: C'est en anglais, c'est naturel pour toi l'anglais?

DS: Oui je comprends, je parle un peu. Je suis allé en Angleterre plusieurs fois. Moi je suis français hein, je suis né ici. Je suis français de A à Z. Mais ouais, c'est un pays que j'aime beaucoup. En Angleterre la musique est vraiment pas mal parce qu'ils ont vraiment leur couleur à eux. Certains artistes rap sont vraiment super originaux dans la musique. Sinon bien sûre ce qui m'inspire beaucoup c'est les Etats-Unis. J'écoute le rap américain et tout ce qui se fait là-bas.

H: Quand est-ce que tu as commencé à produire?

DS: Clairement en 2007 j'ai sorti ma première mixtape, puis trois autres. Dans "Rap français" j'ai remixé pas mal de titres avec des inédits. J'ai aussi sorti la compilation "Rap Impact". Il y avait pas mal d'artistes connus. Par la suite j'ai beaucoup travaillé avec Sultan. J'étais sur sa première mixtape "Sul'tandance". Puis la suite de sa compil en 2010. En 2011 il a signé chez S-Kal Records et c'est avec cette signature que j'ai été amené à rencontrer Kamelancien, La Fouine. Tous les artistes proches du label, Canardo, tout ça. J'ai eu un bon feeling, j'ai bien travaillé. En fait au départ je n'était pas vraiment dans la production. C'est venu vers 2010/2011. Avant j'en faisais mais c'était pas mon but premier. J'étais plus dj que producteur. Mais je me suis rendu compte que j'adorais faire des prods. Et aujourd'hui j'ai la chance qu'on me reconnaisse en tant que Dj et beatmaker.

H: Moi surtout ce que j'admire c'est qu'on sent une masse de travaille énorme avec différents artistes, comment as-tu fait pour être aussi productif et inspiré?

DS: J'écoute de la musique tous les jours. Il faut savoir que moi je travaille beaucoup la nuit. Dès que je me connecte je vais sur les sites américains. Je vois tous les nouveaux sons, les titres et ça m'inspire toujours. Vraiment ma première inspiration c'est ça. J'aime voir ce que font les autres. Un jour je vais me réveiller je vais voir un clip de The Weeknd, French Montana, Diddy ou Meek Mill. C'est quand tout est calme, que mon téléphone est éteint, que je peux vraiment prendre le temps d'entrer dans une phase de production. C'est quelque chose que je n'invente pas. Il y a des semaines je n'en fais pas. Je sais que je n'en ai pas envie. J'ai toujours été comme ça. Depuis tout jeune quand j'ai pas envie je ne fais pas. Quand j'ai envie je suis à fond dedans. Au final ça donne des titres que les gens aiment. Dans les prods je suis très large. Je peux être dans la tendance ou dans le rap français d'avant.



H: Ce n'est pas difficile de travailler avec des rappeurs si différents?

DS: Il y a plein de styles de rappeur donc j'ai du m'adapter pour ce projet et très rapidement. Mais ça reste mon album. C'est moi, c'est mon instru, c'est "Dj Skorp". C'est "Salut mon vieux tu me reconnais..." Ce sont tous des artistes que j'aime beaucoup. Il y en a des moins connus que d'autres, y en a en développement. Ils sont tous talentueux. Je connais beaucoup de rappeurs. Il y en a certain dont je suis très proche. Il y en a que je n'ai pas pu mettre dessus, par faute de temps. Maintenant je ne compte pas m'arrêter là. C'est le premier album et j'ai de très très bon retour.

H: C'est tellement fourni que ça a presque un goût d'inachevé, on voudrait encore en entendre plus.

DS: C'est vrai qu'il n'y a pas beaucoup de titres. Le but pour moi c'est vraiment de sortir des albums de qualité avec des prods qui me ressemblent. J'ai fait des prods que je n'aurais peut-être pas fait il y a un an ou même dans deux semaines. Vraiment quand je sors un album au moment où je le sors  c'est vraiment la phase dans laquelle je suis. Après je ne vais peut-être pas rester dans ce style là et être dans un autre truc pour le prochain. Faire des instrus c'est comme les écrivains avec les textes, des fois on y arrive plus. Des fois c'est bien de faire des pauses, et le fait d'être Dj avec Sultan, Kamel' ou La Fouine ça me permets de passer du son en live. On peut me voir derrière eux en concert ou en club sur plusieurs dates. C'est des choses qui m'aère l'esprit. Ca me permet de voir ce que les gens aiment directement. Ce que les gens aiment entendre en boîte c'est ce qui m'inspire quand je rentre chez moi. Quand je rentre d'une tournée je me dis je vais partir dans ça ou  je vais faire ça.

H: Donc t'as besoin de de ces deux phases, quand tu fais le noctambule sur internet et quand tu es sur scène avec ton public?

DS: Voilà, en fait c'est un tout. Moi je serai toujours passionné par les instrus. Mais si je n'avais pas ce côté scène, où je m'aère avec le public, je ne sais pas si je serai si productif. Ca m'aère parce qu'être tous les jours devant ton matos c'est quelque chose qui ne m'intéresse pas. Venir en plein après-midi en studio ce n'est pas moi. Ce que préfère c'est les ambiances, quitte à travailler à 3h ou 4h du mat'. Je suis chez moi, je peux allumer la télé, mater un match de foot, et puis commencer une instru. Des fois je peux arrêter et reprendre le lendemain. Faire une instru c'est du travail mais on ne peut pas me faire comme si c'était un devoir, comme lorsque j'étais petit et qu'on me mettais devant mon cahier. Un stylo et puis fait. Non, non, c'est quand j'ai envie.

H: Tu ne t'imposes aucune obligation?

DS: Non non faut essayer de s'aérer. J'essaie de faire beaucoup de sport. Quand tu restes devant ton matos c'est là où ton travail peut manquer de qualité. Ca devient fade... C'est pour ça que je fais attention à avoir un train de vie particulier.

H: Tu nous a parlé d'influence Outre-Atlantique, Outre-Manche, est-ce qu'il y a des beatmakers que tu admires particulièrement en France?

DS: Il y a de très très bons compositeurs en France. Je vais citer leurs noms... Il y a des compositeurs comme Médéline que je trouve très fort. Il travaille notamment avec Disiz. Grâce à son manager j'ai pu contribuer au son de son album, le numéro trois. Donc j'ai fait une instru avec Disiz et lui est venu poser pour moi. C'est grâce à Médéline. Je compte aussi Street Fabulous, des compositeurs belges. Ils travaillent beaucoup avec des français.  En France j'entends parler de plein de compositeur dont les sons sont vraiment forts, Blastar...

H: Moi je dirais qu'avec l'ère du numérique on s'intéresse de plus en plus en plus au travail des beatmakers. Maintenant avec toutes les plateformes on peut chercher votre musique et pas seulement celle de l'interprète. On passe des soirées dans vos soundclouds à écouter tous vos sons. Tu sens ce changement?

DS: Le rap avant ce n'était pas vraiment pour tout le monde. Aujourd'hui c'est quelque chose que tout le monde peut faire, tout le monde peut avoir un logiciel. Il suffit d'avoir un ordinateur. Avant c'était sur Pc et boîte à rythme. Le beatmaker avait un autre travail. Pour moi le beatmaker de 1990 ce n'est pas le même qu'aujourd'hui. Aujourd'hui moi j'ai des logiciels, synthé certes mais il y a beaucoup de musique assistée. C'est à dire qu'il y a beaucoup de chose qui se recale, parfois des notes qui sont fausses et qui sont réparé directement dans le logiciel. Je dirais que c'est beaucoup plus facile de faire une instru aujourd'hui qu'il y a quinze ans. Mais il y a quinze ans dans le rap américain ils ont développé ce qu'on fait très peu aujourd'hui en France, c'est l'art du sample. C'est à dire que tu prends une musique connue, tu fais une boucle et tu rajoute un son hip hop dessus. Comme par exemple avec Michael Jackson. Y a plein de choses. Diddy samplait beaucoup pour Biggie. Le sample c'est vraiment un art qui se fait dans le rap américain et moi je suis beaucoup, beaucoup sample. C'est à dire que c'est l'art de chercher  la boucle, qui va plaire. En fait moi mon plus gros kiffe dans la musique ce n'est même pas quand un clip sort, quand un album sort, c'est quand je suis là devant mon ordi et que j'ai une boucle qui tourne. Pendant quelques mesures il y a cette mélodie qui tourne et des fois je l'écoute pendant vingt, trente minutes et après je pose la rythmique. Poum Poum Tchak! Et c'est là mon plus gros kiffe.

H: Donc aujourd'hui les beatmakers n'ont plus besoin d'être des musiciens?

DS: Je n'ai aucune notion de solfège. Je n'ai pas fais de conservatoire... J'ai joué de la flûte, comme tout le monde. Mais je n'ai pas fait de conservatoire. C'est vraiment à l'oreille. Tout est à l'oreille. Et puis comme je fais beaucoup de sample je découvre beaucoup. Je dirais pas que c'est du bricolage mais c'est une manière que j'ai moi de faire les instrus. Beaucoup me disent que c'est compliqué comment je procède mais c'est comme ça que j'y arrive le mieux. Je suis beaucoup dans le découpage. J'utile trois quatre logiciels différents pour arriver à un seul son. J'ai plusieurs étapes. C'est quelques choses de spécial. Je commence un son et je peux le finir un mois après. C'est ma manière de travailler. Après il y a plein de compositeur, beatmaker qui font différemment. Mais après je trouve qu'il y en a beaucoup qui se ressemblent. Aux Etats-Unis tu reconnais direct que c'est Timbaland, Pharrell ou Swizz Beats. C'est ça qui est chammé avec eux. Le rappeur est aussi lourd que le beatmaker. Maintenant en France tu le sens moins. Moi le fait que je sois Dj ça été l'élément déclencheur, ce qui m'a fait aller de l'avant. J'ai acquis suffisament d'expérience et de confiance depuis ces années de tournée. Je me suis dit je peux faire mon premier projet, je peux commencer à sortir mes albums à moi.

H: Tu as senti ton empreinte?

DS: Oui Sultan commençait à se faire connaitre de plus en plus. Beaucoup de gens commençait à me demander des prods. Depuis que j'ai envoyé mon premier single "Touche à rien" l'été dernier je voyais l'affluence qu'il y avait autour de ça et je me suis dit "Ca y est c'est parti".

H: Quel est pour toi le son qui se démarque le plus dans ton album?

DS: C'est compliqué parce qu'il y a beaucoup de titres et forcément comme ils sont dans mon album je les adore. Mais s'il y a un titre qui devrait se  détacher du lot c'est celui avec H Magnum. C'est le premier, celui qui ouvre l'album. C'est un son que tout le monde ne peut pas forcément aimer mais où j'ai osé musicalement. C'est à dire que j'ai fait un son qu'on n'écoute pas tout le temps, H Magnum a ramené un flow vraiment spécial, il chantonne. C'est pour ça que je l'ai mis en premier d'ailleurs. J'ai voulu faire un son club. Pour moi c'est le nouveau Dj Skorp. C'est le Dj Skorp que vous risquez de voir dans les prochains mois.



H: Donc pour toi c'est annonciateur de la suite?

DS: C'est le dernier son que j'ai fait de l'album, le dernier mix. Le dernier à être prêt c'est celui là. Je vais rester sur cet univers là je pense, dans les prochains sons.

H: Tu as parlé d'oreille, est-ce que ca veut dire que niveau style/ look tu réfléchis moins? Ou ton esthétique, tes clips, ta barbe, c'est important pour toi?

DS: L'esthétique est aussi importante. On a recherché le visuel de l'album, j'adopte une position que tout le monde n'a pas sur ses pochettes. Le style c'est important bien sûre. La barbe c'est tout bête. Au début je la laissais pousser parce que je ne faisais pas attention. On se moquait de moi tout ça. Puis quand elle commençait à devenir longue les gens ont dit "Mais elle est lourde ta barbe". Je demandais "T'aime bien?", surtout l'avis des filles... c'est important (sourire). Et après j'ai commencé à aller chez le barbier, voir comment l'entretenir, et maintenant ça fait deux ans et les gens aiment bien ce délire là. Simplement. Aujourd'hui quand on parle de moi on parle du mec barbu qui fait les prods.

H: C'est une manière de construire ton identité?

DS: C'est mon identité oui. Voilà. C'est mon identité musicale. Je mets aussi des lunettes, je suis bien habillé. Enfin j'essaie. Il faut que je sois bien habillé quand même, par respect. Que les gens se disent, "Ah il a du style". C'est la manière de mettre en avant mon son. Mon clip c'est une sorte de démarche avec l'attitude. J'ai de la chance d'avoir beaucoup d'amis qui ont des boutiques, des marques. Ils me prêtent, ou même me donnent des vêtements. Ca m'arrange, je choisis, je fais des photos. Beaucoup de photos même pour des marques, en dehors de la musique.

H: Oui ils recherchent beaucoup de modèles avec une personnalité, de l'allure et c'est ton cas.

DS: C'est vrai j'essaie de développer ça. L'image c'est très important pour intéresser les gens. Tu peux faire les meilleurs sons du monde si tu ne les mets pas en avant et que tu n'interpelles pas un minimum... Je ne fais pas ça pour être un acteur ou quoi que ce soit. Je fais ça parce que ça me correspond, je suis comme ça. J'ai des clips qui arrivent. Quand je fais un clip je sais déjà ce que je veux faire. Pour "Touche à rien" je savais que je voulais cette ambiance là de villa. Quand je fais un clip bien sûre c'est moi qui décide, c'est moi l'artiste. Ca me représente moi et l'album. On essaie de trouver des décors sympas et de faire des bons clips. Tu sais des fois il y a des sons que je n'aime pas puis je regarde le clip et j'aime. Au début ça me faisait beaucoup ça pour Drake. J'étais pas super fan mais quand j'ai vu le mec, comment il était dans ses clips tout ça, j'ai trouvé ça lourd. Il y a plein d'artistes que je n'aimaient pas forcément au début puis oui après en voyant l'image qu'il dégageait.

H: Donc c'est pour ça tu y fais attention, c'est une nouvelle manière de séduire le public?

DS: Ca se peut quelqu'un n'aimera pas la musique au premier abord, puis quand il regardera le clip il dira, "Ca va c'est pas mal". Des images collés au son, du soleil, peut-être des belles filles... Il va se dire "Ah ouais le son il est bien en fait". Ca m'arrive beaucoup ça (sourire).

H: Et tu penses que les beatmakers français vont réussir à se faire une place aussi prépondérante que les américains dans les hip hop, ça commence? Rêves-tu d'être le prochain Pharrell Williams?

DS: Même Kanye West, avant il était beatmaker et puis maintenant il remplit d'énorme salle. C'est une big star et avant il produisait derrière. J'ai vu des photos, c'était une personne qui au début faisait ses sons dans sa chambre. C'est incroyable. Après ça n'a rien avoir avec le hip hop mais j'ai beaucoup d'admiration pour Daft Punk. Les mecs ils étaient dans une toute petite pièce, avec des fils de partout. C'est ce qui fait leur succès je pense. Ils ont une sonorité que personne a. Ils ont connu des hauts et des bas dans leur carrière. Un album n'a pas trop bien marché. Ce sont en quelques sortes des héros masqués, ça a donné de la puissance à leur musique. Le premier qui va arriver avec ce style on va lui dire "T'as copié sur Daft Punk". Donc le but c'est vraiment de ne pas copier, c'est d'essayer d'influencer mais sans copier. C'est à dire que tu t'influences de ce que tu entends mais tu ramènes ta couleur, ta vibe. Je veux ramener ma touche Dj Skorp. Aujourd'hui je suis compositeur, beatmaker, surtout spécialisé dans la musique urbaine. Mais aujourd'hui quand je vois le parcours de Daft Punk je ne peux être qu'influencé et essayer d'aller dans la même direction qu'eux, essayer d'avoir une carrière similaire. C'est des exemples ces mecs là.

H: Donc dans la musique tu écoutes de tout?

DS: Oui j'écoute de tout. Quand j'étais petit j'écoutais du rock même. J'ai eu ma période rock avec Korn. C'est après tout ça que je me suis trouvé. Quand un jour j'ai découvert les albums de Notorious Big ... Wahou; Avant de faire tout ça il faut savoir que je suis un fan. Pour moi les marchés c'était pour m'acheter mes platines. Tout mon argent partait dans les vêtements mais aussi pour m'acheter des vinyles. J'allais à Châtelet à l'époque il y avait des magasins de vinyles. Maintenant il y en a plus malheureusement. T'arrivais tu voyais les nouveaux singles de Nas, de Jay Z. C'était beau. Maintenant chez moi j'ai une collection. C'est vraiment le kiffe. Le hip hop je peux pas expliquer c'est une passion.

H: C'est ta passion de fan qui t'a poussé plus loin?

DS: A la base je ne voulais pas vraiment faire ça. C'était juste une passion. Et j'ai dû arrêter un moment le sport, et je me suis mis dedans, j'ai commencé à faire mes premiers mix, et puis ça a pris le pas sur ça. Et puis au jour d'aujourd'hui je suis Dj. Grâce à cette voie que j'ai suivi j'ai pu voyager dans le monde entier. Avec La Fouine et Sultan on est dans toute la France, en Europe. Ca m'a ouvert plein de porte la musique. C'est génial.

H: Beaucoup de rappeurs qui sont dans ton album sortent eux même leur opus, ils ont tous de l'actualité, tu seras dans les leurs?

DS: J'ai travaillé sur des albums mais pas tous. Ce n'est pas qu'on se rend l'appareil mais on taffe ensemble, on se donne des petites forces. C'est possible que tu me vois sur d'autres albums à la rentrée. C'est naturel. Après beaucoup ont des maisons de disques, moi j'en ai une. Ce sont des ententes qui ne nous concernent pas. On est juste pas là pour la musique.

H: Quand pourra-t-on te voir sur scène?

DS: C'est prévu à la rentrée en septembre. Cet été on peut me retrouver dans quelques clubs au Maroc, même au Congo. J'ai plein de dates en France, même dans un club en Suisse en Lausanne. En septembre je pars en promo pour cet album. Y a des clips qui vont sortir. Prochainement ce sera avec Sultan & Leck - Classico!

Par : Hanazade

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