Dix ans après son dernier opus studio, l’icône du neo soul annonce la sortie de “To Whom This May Concern”, un album fleuve de 19 titres prévu pour le 13 février 2026. Pour ce retour, Jill Scott ne fait pas les choses à moitié. L'album réunit une distribution impressionnante de collaborateurs issus de générations différentes. On y retrouve des plumes acérées comme celles de J.I.D, Tierra Whack ou Ab-Soul, ainsi que la présence légendaire de Too $hort. Côté production, l'accent a été mis sur la texture et l'authenticité. Sous la direction de maîtres comme DJ Premier, Adam Blackstone et Om’Mas Keith. L'album explore un spectre musical complet, mêlant des cuivres chaleureux à des rythmes neo soul profonds. Jill Scott décrit ce disque comme une révélation : “Il y a beaucoup de vie dans cet album, c'est un spectre musical total.”
Plus qu’une simple musique
L'un des aspects les plus marquants de ce retour est l'accompagnement visuel et performatif de l'album. Autour de ce projet, Jill Scott propose une narration qui dépasse le cadre du simple audio. Pour illustrer l'évolution de son art, Jill Scott a mis en avant une dimension corporelle inédite. Dans ses récentes apparitions, notamment pour le titre “Don't play”, dévoilé lors d'un passage marquant sur la chaîne Colors, elle déploie une gestuelle qui semble suivre l'émancipation de sa voix. C'est une danse “progressive”, une manière d'occuper l'espace qui montre une artiste en totale possession de son corps et de son message. Le premier single, “Beautiful People”, est un hommage direct à sa communauté. Le visuel de la pochette, arborant une photo de sa mère Joyce Alice, souligne cette volonté de revenir aux racines et de célébrer les liens humains essentiels.
Une sortie sous le signe de l’amour
Prévu pour le 13 février, la veille de la Saint-Valentin, l'album se veut être un compagnon pour ceux qui cherchent la vérité et la connexion. Avec 19 titres, Jill Scott ne revient pas seulement pour occuper les classements, mais pour réaffirmer que la musique soul, lorsqu'elle est faite avec autant de soin et d'honnêteté, reste un outil de guérison universel.
Par : Bérénice Kbidi