Albums posthumes : seconde vie après la mort ?

07 mai 2022 à 12h19 - 433 vues

De David Bowie, en passant par Johnny Hallyday ou XXXTentacion, depuis une décennie maintenant, les albums posthumes sont rentrés dans la grande industrie de la musique. Que l’on soit pour ou contre la catégorie « posthume » se distingue aujourd’hui dans le marché, une
manière de faire revivre un artiste regretté.

Les albums posthumes divisent ; parce qu’ils posent plusieurs questions ? A-t-on le droit de diffuser la musique de quelqu’un qui n’est plus là ? L’artiste, n’aurait-il pas voulu autre chose de son vivant ? C’est principalement l’envie de pouvoir écouter, ne serait-ce qu’un titre de ces artistes, qui obligent les maisons de disques à mettre en vente leurs albums. On trouve plusieurs catégories dans le marché du posthume. Le premier cas et quand l’album est terminé et complété, mais que l’artiste décédé n’a pas eu le temps de le sortir, comme David Bowie et son album « Toy ». C’est aussi le cas de Johnny Hallyday avec « Mon pays, c’est l’amour », en 2018, un an après sa mort. Le deuxième cas de figure est quand l’artiste a juste prévu une maquette : quelques sons sont enregistrés, mais rien n’est concret. C’est souvent les maisons de disques ou la famille du défunt qui décide de publier ou non les extraits, rendant une copie d’album « non aboutie » comme XXXTentacion en 2019 avec Bad Vibes Forever. Enfin, il est aussi possible que l’artiste est oublié certains de ses disques, ou qu’il les a simplement laissés de côté. Idem, c’est à la famille de choisir si les extraits seront publiés.

Le tournant XXXTENTACION

C’est après la mort d’XXXTentacion que la question de la postérité, c’est énormément posé. Le chanteur décédé en juin 2018, était perçu comme une idole près des jeunes, une nouvelle rockstar à la carrière mouvementée ; passant de la case prison à la rédemption publique. Pour comprendre, il faut
savoir que « X », c’est des milliards de streams, c’est l’album « Sad », album le plus streamé de tous les temps sur Spotify. À l’annonce de sa mort, nombreux se sont demandé qu’adviendrait-il des titres qu’« X » avait laissés de côté. Sortiront-ils un jour ? Les fans auront-ils la chance d’écouter leur artiste préféré encore une fois ? Et bien oui, la mère de l’artiste a décidé de publier tous les sons écrits par l’artiste de Floride. Le problème est que les sons été sous-mixées, difficilement construit, et inachevés. L’album a donc suscité une grande polémique, en questionnant les limites à la carrière d’un artiste après sa mort. Nombreux sont les fans du rappeur qui affirme que de son vivant, jamais « X » n’aurait pu sortir un tel album, quand d’autres se réjouissent simplement d’entendre sa voix rien qu’une fois. De nombreuses polémiques ont coulé de cette affaire suite à la mort d’autres
artistes.

La postérité, un atout commercial ?

Cela peut paraître étrange, mais certains artistes « gagnent » commercialement à mourir. C’est le cas d’un jeune rappeur de Brooklyn nommé Pop Smoke, assassiné le 19 février 2020. Le rappeur New-Yorkais était déjà connu du grand public, mais sa mort a entraîné un véritable raz-de-marée financier ; il est devenu pour certains celui qui serait devenu le nouveau 2Pac. A tel point qu’il est surnommé « Le prince de New York » 2 ans après sa mort. Ce n’est pas un cas isolé ; nombreux sont les exemples de réussite commerciale grâce à la disparition de l’artiste en question. Reste à se demander pourquoi s’intéresser à un artiste, seulement après sa mort…

Par : Ewan Pétris

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