Découvrez le visuel "Dumi Hi Phone" de Sho Madjozi

20 décembre 2017 - 2221 vues

Cela fait des mois que la jeunesse sud-africaine danse le « Gwara gwara » au rythme du hit « Dumi hi phone » en attendant impatiemment la sortie du clip vidéo. En effet, le single sorti depuis avril 2017, a une empreinte sud-africaine reconnaissable dès les premières secondes d’écoute. En particulier grâce aux rythmes dynamiques qui le compose, situés entre la house et l’afrohouse, et qui rappellent ceux sur lesquels les danseurs de Pantsula exécutent méticuleusement leur pas.

La chanteuse, Sho Majozi ou Maya Wegerif de son vrai nom, est actuellement basée à Johannesburg. Agée de 25 ans, elle a un style plutôt original puisqu’on la voit souvent coiffée de fines nattes collées rassemblées au sommet d’un chignon haut qui exclut souvent deux ou quatre tresses ornées de perles qui pendent au niveau du lobe de ses oreilles. Elle se produit souvent sur scène vêtue d’un tutu, que les femmes Xitsonga nouent autour de leur taille lorsqu’elles dansent le Xibelani, une danse typique de la région de Limpopo dans le nord de l’Afrique du Sud.

Une identité de style conservée

Dans le clip vidéo, sorti, le 15 décembre 2017, la rappeuse est fidèle à son style vestimentaire et musical. C’est ainsi qu’on peut la voir arborer sa coiffure de prédilection dans une tenue tantôt urbaine, tantôt traditionnelle. Elle y danse, y chante, y rappe avec un groupe de danseurs, puis de danseuses, devant un garage, dans un entrepôt, un township, dans la rue, au milieu d’une place, devant un restaurant asiatique ou encore chez un tatoueur.

On constate une réelle volonté de la part de celle qui s’est beaucoup illustrée par sa philanthropie, de mettre en valeur la culture sud-africaine et toutes les communautés qui la composent : les femmes, les hommes, les homosexuels, la jeunesse, les afro-centristes, les traditionalistes. Sa langue maternelle, le Xitsonga qui souffre encore aujourd’hui de nombreuses stigmatisations de la part des ethnies sud-africaines dominantes est également revalorisée puisque c’est la langue dans laquelle elle continue de rapper.

Une légèreté et une énergie palpitante

Ceux qui l’ont connu sous le pseudonyme de “Maya the poet” à travers ses textes engagés sur des thèmes comme l’identité, les questions raciales ou la politique  seront néanmoins agréablement surpris par la légèreté de “Dumi hi phone” qui sonne comme une injonction à la danse. Sho Majozi y rappe son insouciance, sa joie de vivre et répète à qui veut l’entendre qu’elle est aisément joignable sur son téléphone. Mêlant mélodie entrainante, humour et énergie, elle réussit donc dans ce tout premier clip à nous entraîner dans son riche univers.

Par: Jailyn Anli

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