Naya, "Ca me tenait à coeur de présenter une chanson qui parle de l'endroit d'où je viens."

20 août 2017 - 470 vues

Soul-Addict a eu la chance de partir à la rencontre d'une jeune artiste très talentueuse, Naya. Découverte sur la scène de The Voice Kids en 2014, elle a poursuivit sa jeune carrière avec brio. Remarquée cette année sur la scène du Festival du Printemps de Bourges, elle n'a pas fini de nous charmer. Compositrice, productrice et interprète, elle affirme un univers pop et folk unique. Originaire de la région bordelaise, elle reste ouverte au monde et nous transporte avec son premier EP intitulé "Blossum". 

Hanazade: On a récemment découvert ton premier single "Great Ocean Road". Je voudrais savoir pourquoi tu l'avais choisi.

Naya: C'est une chanson qui me tient beaucoup à coeur puisqu'elle retrace une balade sur la côte Atlantique. Donc vraiment ça parle de ma région, là où j'habite, à Bordeaux. Elle retrace une balade au coeur de la forêt. Ca me tenait à coeur de présenter mon EP avec une chanson qui parle de l'endroit d'où je viens.

H: En tout cas on apprécie beaucoup ce titre au style pop folk, c'est très frais et ça nous permet de nous évader. On est de suite impressionné par ta technique vocale et la mélodie. On sait que tu viens d'une famille de musicien.  T'ont-ils aidé?

N: Mon père m'a initié à la guitare à l'âge de dix ans. Ma famille a toujours été là et m'a accompagné dans mon projet. Moi j'ai un studio à la maison. C'est là où je compose mes chansons et les produits. J'effectue une production assez poussée. Mes parents ont bien évidemment toujours un regard sur mes compos, ils disent ce qu'ils en pensent. Mais bon, c'est quand même moi qui compose à la base. Et bien sur ce sont eux qui m'ont introduit à la musique et leur point de vue compte beaucoup pour moi.

H: J'ai l'impression aussi que tu es un peu autodidacte.

N: Exactement, oui. J'ai commencé le piano à l'âge de six ans au conservatoire. Donc j'ai quand même une base solide. Je sais lire la musique. Mais c'est vrai que la batterie et la guitare j'ai appris en autodidacte. Et le chant est venue aussi naturellement.

H : Comment tu es arrivée à The Voice?

N: Ca était une opportunité qui s'est présentée à moi. Je suis allée en 2012 à New York. J'ai composé une chanson sur la ville. Et on s'est dit avec mes parents pourquoi pas faire un clip là-bas. Je l'ai posté sur le net. Et il se trouve que j'ai été contacté suite à la vidéo et qu'ils ont beaucoup aimé. Ils m'ont proposé de faire les auditions à l'aveugle et ça s'est fait vraiment naturellement. C'est comme ça que je me suis retrouvée sur la scène de The Voice Kids en direct. J'ai pu rester jusqu'au neuf derniers finalistes.

H: Tu as eu un excellent parcours. C'est très impressionnant. Mais aujourd'hui on te découvre dans un autre univers, plus pop.

N: Après c'est vrai que j'ai beaucoup évolué. Il s'est passé énormément de choses. C'était en 2014 et nous sommes déjà en 2017. J'ai fait pas mal de premières parties, j'ai travaillé en studio, et je me suis forgée mon propre univers. Et c'est quand même pas mal différent de The Voice où je faisais beaucoup de reprises. Mais ça m'a quand même appris beaucoup sur la télé, les coulisses et comment ça se passait.

H: Ca reste un bon souvenir?

N: Dix millions de téléspectateurs à la finale c'était juste extraordinaire. Ca reste une très belle expérience.

 

H: Après tout ce qui a pu se passer, il n'y a jamais eu d'arrêt?

N: Non, jamais. C'est une réelle passion et je travaille au quotidien la musique. Peut-être au minimum trois heures par jour. Je crée vraiment mon univers. Donc non je n'ai jamais arrêté, ça ne m'est jamais passé par la tête. J'adore.

H: C'est toujours adapté à tes études?

N: Là je suis en première littéraire. Je viens de passer mon bac français. Et oui, pour l'instant j'arrive à tout concilier. Il faut vraiment beaucoup de rigueurs et d'organisation, mais pour l'instant ça se passse très bien.

H: Tu as toujours écrit tes chansons toute seule. Ca était naturel d'écrire en anglais?

N: J'ai beaucoup d'influences anglo-saxonne. J'adore les Beatles. Je les ai découvert à l'âge de six ans, ça était une vraie révélation. C'est un groupe qui m'a donné envie de composer moi-même mes propres chansons. Après il y a plein d'autres groupes. Je pense notamment à Jake Bugg ou même Daughter. J'ai aussi beaucoup d'amis à l'étranger. J'ai pu voyager, j'ai fait des rencontres à Londres, Amsterdam, Liverpool et même New-York, donc la langue est devenue familière.

H: Ca explique ton accent parfait. Mais on a pu quand même t'entendre chanter en français dans The Voice Kids.

N: Oui, d'ailleurs c'est moi qui a choisi la chanson. C'est une chanson de Françoise Hardy "Les garçons et les filles".  Et j'avais adoré la reprise de Prince Miiaou, des artistes de ma région. Maintenant je commence à penser aussi en français. Je fais des études littéraires et ça me donne des idées. Il y aura aussi un déclic à un moment donné. Je suis actuellement en studio. Il va sûrement avoir au moins une chanson en français dans mon album.

H: Est-ce qu'il y a des artistes français qui pourraient se rapprocher de tes influences?

N: C'est un peu compliqué… Mais parmis ceux que j'écoute, il y a Peter Peter un canadien. Et puis j'ai eu la chance de jouer au Printemps de Bourges et d'écouter Vianney. J'ai vraiment apprécié son show et son jeu de guitare. On sent vraiment qu'il maîtrise la scène.

H: Nous on aussi on apprécie beaucoup ton jeu de scène. On adore ta simplicité, tu crées immédiatement un cadre intimiste. On a l'impression que tu peux jouer n'importe où.

N: Oui, j'ai écrit une chanson sur ça qui s'appelle "Juke Box". J'ai toujours été un peu dans mon univers, à observer à côté. Je suis une peu la "Girl on the moon". Je me suis créée cette bulle depuis toute petite.

H: Mais il faut le dire, tu es hyper chaleureuse. Tu ne fais pas du tout renfermé. Tes vidéos sont d'ailleurs très représetatives.

N: Oui je crée mes clips, j'ai plein d'idées. Surtout dans "Great Ocean Road". Je voyais déjà les endroits où on pouvait tourner. On travaille déjà sur d'autres vidéos.

H: Et bien on attend avec impatience la suite. Merci beaucoup Naya.

N: Merci à toi.

Propos recueillis par Hanazade MRADABI

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